Le dimanche 1er mars, nous nous sommes élancés sur la Jacques Gouin avec Pierre-Jean, Luc, Jérémy et moi.
Le départ de Briis à 7h du matin a été particulièrement rude à cause d’un froid glacial, nous obligeant à un échauffement sérieux dès notre arrivée à Mennecy pour préparer l’organisme à la nervosité habituelle de cette épreuve.
Dès le départ à 9h, le rythme s’est emballé. Jérémy et moi avons réussi à accrocher un bon groupe, mais il a malheureusement été distancé dès la première bosse, victime d’un départ un peu trop violent qui l’a grillé pour le reste de la matinée. De mon côté, je suis resté bien caché à l’abri pendant les cinquante premiers kilomètres avant de commencer à prendre ma part de travail sur les soixante derniers.
L’entente dans notre peloton d’une trentaine de coureurs n’était pas idéale puisque nous n’étions que trois à assurer les relais. J’ai donc décidé de porter une accélération dans la dernière difficulté pour lâcher le groupe. J’ai terminé l’effort en solitaire en dépassant plusieurs coureurs en difficulté sur le final, bouclant ces 115 kilomètres et 880 mètres de dénivelé en 3h25, soit une moyenne de 33,5 km/h.
Concernant le reste de la troupe, Pierre-Jean boucle son parcours en 3h49, très satisfait de sa performance et de ses sensations. Jérémy termine en 3h55, une expérience formatrice qui lui apprendra à mieux lisser son effort pour ne pas exploser d’entrée de jeu. Quant à Luc, il a été victime de la route : un gros trou non signalé a fait exploser son pneu, le contraignant à écourter sa sortie alors qu’il affichait déjà 94 kilomètres au compteur.
Malgré ces aléas, cette Jacques Gouin reste une excellente cyclosportive, nerveuse et exigeante, parfaite pour se tester en début de saison. Une expérience que nous renouvellerons sans hésiter.
Sylvain.



